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BONNE ANNEE 2006!!

 Dérivé du mot arabe machrabiyyah, le moucharabieh est un treillage d'ébénisterie constitué par un assemblage de balustres, de bobines et de baguettes retenus par des chevilles. Il permet de voir sans être vu.

Jeudi 12 avril 2007
Pour mes derniers jours en Equateur et profitant en même temps de la visite de Cynthia, j’ai opté pour quelques jours sur la cote, région que j’avais jusqu’à présent très peu explorée.

Tout d abord Playas. Une ville côtière , qui se remplit lors des week-end de Guayaquil-liens, avec l’avantage de vivre du local, car très peu de touristes étrangers. On s’est régalé des spécialités locales de poissons et fruits de mers dans des restos locaux, aux traditionnelles tables en plastiques, et des baignades, avec option jogging sur la plage, entre 7 et 9h du matin. Une excursion, dans un village voisin, sur un projet d eco tourisme, à la rencontre des dauphins.

Un contraste, avec la seconde destination, à 3 changements de bus: Montanita. Le paradis, des jeunes cool d’Equateur et des touristes. Un environnement, un peu artificiel de bars et d’hôtels. .. et des vagues. Très fière, la planche de surf, sous le bras, à la Brice de Nice, pour une première rencontre avec les vagues du Pacifique.


par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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Mercredi 4 avril 2007

Il y a désormais une porte sur la fabrique des pâtes. Il manque toujours l’électricité, car l’entreprise demande plus de 700$ pour raccorder la ligne, argent que nous n’avons qu’en très petite partie pour le moment. Il faudra donc repartir à la pêche aux financements pour finaliser le bâtiment.

Les femmes insistent aussi pour construire une chambre sur le toit de la fabrique, pour qu’il y ait toujours quelqu’un à dormir sur place par peur des vols. Est-ce bien justifié ? Peut être quand on sait qu’un gamin a été volé  (et heureusement retrouvé quelques heures plus tard) dans cette communauté, il y a quelques mois.

Mais à tout problème une solution en Equateur : Pour l’électricité nous avons fait un prolongement de câble de quelques certaines de mètres depuis une installation existence. Avec un raccord, qui ne passerait aucun contrôle de sécurité européen, notre machine fonctionnait.

Quant au problème du vol, tout le matériel est stocké dans une maison du village et descendu à la brouette, pour être remonté après la production.

Apres de longues minutes d’attente, l’eau a été raccordée également.  Tout était prêt pour la première des pâtes dans le bâtiment !!!

Les femmes étaient déjà venues se former à San Francisco, oú nous squattions le bâtiment de la confiture. Mais une piqûre de rappel sur l’hygiène est indispensable : Bien se laver les mains avant de commencer, les bottes sont exclusivement pour l’utilisation dans le bâtiment. Contraintes, elles abandonnent leur chapeau traditionnel, pour une charlotte, avec laquelle elles se trouvent ridicules mais ainsi est quand on devient professionnel de l’agro-alimentaire !

Apres quelques essais, elles savent désormais tarer la balance et lire le poids correspondant, mesurer la température sur un thermomètre et connaissent assez bien le procédé de fabrication.

Au fur et à mesure des heures, les  curieux du village viennent voir la première. Les gamins restés sagement à regarder par la porte, commencent à entrer et à trouver un nouveau terrain de jeu, les époux sont curieux de connaître la nouvelle activité de leurs femmes.

Comment pourrait t on leur en vouloir, ce n’est pas tous les jours la première des pâtes à Bayschui.

J’insiste sur le fait qu’aujourd’hui est une exception, que par la suite seule les femmes, munies de leurs charlotte, blouse et bottes auront le droit de rentrer. Une femme semble désemparée. Elle n’a personne pour s’occuper de son enfant en bas age, cela signifie t elle qu’elle ne pourra pas travailler ?

La première production sort. C’est une grande satisfaction pour tous après des mois de travail… Pour les maçons (les maris des femmes), qui ont travaillé dur et surtout bénévolement pour construire le bâtiment ; pour les femmes, qui ont du apprendre beaucoup de nouvelles notions, et pour moi de voir qu’elles devraient s’en sortir pour produire seules, même si le soutien (prévu pour juillet-aout) est bienvenu pour le suivi.

Dans l’après-midi, mon premier paquet de pâtes sous le bras, je rencontre des équatoriennes qui nous soutiennent au niveau de la commercialisation. Nous proposons le produit à une chaîne de supermarché d’économie solidaire d’Equateur. L’accueil est positif, encourageant !

C’est un grand premier pas, mais il reste encore beaucoup à faire… Notamment de la sensibilisation auprès des populations locales : Notre produit à grande valeur nutritive, est cher par rapport aux pâtes, farine-eau. Les populations indigènes, les plus pauvres mais parallèlement, les plus mal nourries joueront  t elles le jeu ?

Je l’espère et vive les pâtes au quinoa made in Bayschui.
par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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Lundi 2 avril 2007
J ai rajoute des photos des pates au quinoa, de la fete de riobamba et du marche de guamote sur mon site de photos.
par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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Lundi 2 avril 2007

Samedi soir, étant un petit nombre de jeunes à la maison, nous nous étions décidés à sortir à Riobamba. L’opportunité était double, puisque avait également lieu l’ouverture des fêtes de Riobamba.

Nous avons testés les manèges locaux. La grande roue, pas très haute, mais qui tourne sur elle-même, a commencé par nous donner quelques sensations. Il faut prier pour que tous les boulons soient bien serrés et que fermer les yeux sur les fils à vif des illuminations.

Fier de notre première expérience, nous avons enchaînés avec le manège roi de la foire, le bateau ivre. En plus des sièges traditionnels, des cages en hauteur, pour de plus grandes sensations.

Ensuite nous nous sommes dirigés vers les concerts extérieurs. Le public était nombreux. On a pu danser sur de la musique latino dans une ambiance bonne enfant, et participer aux traditions locales : Une bouteille remplie à moitie de trago, schnaps local, complétée avec du jus sucré de cannelle chaud. Il se sert dans de tous petits verres en plastique, qu’il faut boire très rapidement pour laisser le verre pour son voisin.

Retour a la maison à 3h du mat, un record pour nous qui avons pris le rythme des communautés (couchés à 21h30) !!!

 

par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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Dimanche 25 mars 2007

Il me tentait depuis de nombreuses semaines ce Chimborazo, qui domine la région. C’est aussi le point du monde le plus éloigné du centre, autrement dit le point de la terre, le plus près du soleil.

 

Me voila donc partie avec Angel, le même guide que pour l ascension du Cotopaxi.

Arrivée tranquillement hier dans l’après midi au premier refuge, à 4800m. Après l’étude des différentes voies, nous optons pour un départ du premier refuge, pour emprunter la voie, dite ‘nouvelle’, moins technique mais plus longue, en temps et dénivelé, que la voie normale, de laquelle déboulent quelles avalanches de pierres. A 4800m, je me sens en pleine forme physique, serait ce les bien fait du thé de coca , ou tout simplement les effets de l’acclimatation?

Départ 22h40, cette fois un grand ciel étoilé, dans une ambiance clémente, s’offre à nous. A part Angel et moi, une seule autre cordée partira avec un peu d’avance sur nous, mais comme ce dernier n’aime pas être devancé, nous ne tarderons pas à les rattraper, malgré quelques difficultés au départ à cause d’un foutu battement de cœur (tachycardie), qui finira heureusement par se calmer après un bon arrêt.

Par contre une couche neige tombée la veille, va nous poser quelques problèmes, puisque nous traversons des coulées d’avalanches. Après l’éperon rocheux appelé ‘Castillo’, à 5500m, nous progressons encore quelques mètres, mais Angel et l’autre guide estiment que les conditions sont trop dangereuses. 5600m, telle serra le point maximum de notre expédition.

Retour au refuge à 4 heures du mat pour un petit somme,  toujours sous ce beau ciel étoilé, mais sans sommet et sans lever du soleil.

Quelques regrets, mais mon guide est bien décidé à ne pas me laisser repartir, sans avoir conquis le Chimborazo.

 

par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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