Pluie battante depuis 2 jours, nous n’avons pas vu grand-chose de la lagune du Quilotoa, à 3800m, où nous étions venus nous acclimater. Nos regards sont inquiets pour la montée du Cotopaxi. Malgré tout, en compagnie de notre guide Angel, nous montons en voiture jusqu’à 4650m (eh oui, des routes jusqu’à cette altitude). Il reste 250m à gravir jusqu’au refuge.
Dîner vers 17h30, avant de nous enfiler dans les sacs de couchage, bien douillets et chauds, prêtés par l agence.
Coup d œil à travers la fenêtre … on semble apercevoir quelques étoiles le ciel se dégage. Une chance….
Réveil minuit, départ 12h45 dans la nuit noire. Armés de nos crampons et piolets, la montée est tranquille et régulière. Au fur et à mesure, sous l’élan de notre guide, notre cordée dépasse les autres. Nous méritons une pause, dans une pente assez raide, la moitié il parait. Avec la nuit, il nous est impossible d’évaluer, où se trouve le sommet.
C’est à ce moment précis que les choses sérieuses commencent : Un passage très raide, pour lequel notre guide nous assure du haut. En tournant la tête à travers le passe-montagne, on distingue en immense bloc de glace. Alternance de passage assez plat et de murs de neige dont on ne voit pas la fin. Notre guide fait la trace dans les 40cm de neige fraîche.
J’ai du mal à avancer, chaque pas demande un effort considérable. Je sens la corde qui tire, mais mes jambes ne peuvent avancer sans ces secondes de repos. Toujours impossible de savoir, où se situe le sommet, il n’y a que des murs de neige aux alentours.
Enfin Angel nous indique que nous sommes à 100m du sommet. Il me faut m’asseoir quelques minutes et boire une tasse de thé, avant de savourer la victoire. Le jour s’est levé, c’est blanc, le glacier est magnifique. Le cratère, à quelques mètres en dessous de nous, est malheureusement caché par les nuages, mais on sent très fort le souffre, nous sommes sur un volcan en activité.
Le vent glacial se lève durant la descente. A travers le passe-montagne, qui couvre les 90% de mon visage, j’essaie d’admirer les blocs de glace, les stalactites.
La descente est efficace, on se rend compte du dénivellé monté ! A la fin on a même le droit à une petite centaine de mètres de descente en luge, le piolet pour freiner la chute.
Merci de votre indulgence pour les photos, le flash, nous ayant joué des tours au sommet, et le froid glacial, qui enlève toute envie d’enlever les gants pour chercher l’appareil.
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