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BONNE ANNEE 2006!!

 Dérivé du mot arabe machrabiyyah, le moucharabieh est un treillage d'ébénisterie constitué par un assemblage de balustres, de bobines et de baguettes retenus par des chevilles. Il permet de voir sans être vu.

Mercredi 7 mars 2007

Un article des parents, suite a leurs vacances:

Nous avons donc effectué notre voyage en Equateur pendant les vacances de février. Au départ de la gare de Metz dans la crainte de manquer de lecture pendant ce long voyage j’ai acheté en dernière minute le livre de Nicolas Hulot ‘ pour un pacte écologique ‘. A ma grande surprise et malgré de nombreuses redites à mon goût j’ai trouvé un document complet, fouillé et précis faisant le tour de LA question et une série de propositions difficiles et douloureuses pour nos sociétés.

Fort de cette lecture nous voilà arrivé à Quito avec un peu de mauvaise conscience d’avoir en 11 heures d’avion contribué au réchauffement de la planète ! mais bien content de découvrir Emmanuelle en pleine forme.

Et nous voilà parti à la découverte de ce beau pays ‘Mital del Mundo’ mais nouvelles questions existentielles à la vue des ces plastiques abandonnés qui jalonnent  le bord des routes sans être recyclés, des bus fumants et crachants d’abondantes fumées noires, de ces cultures de mais irrigués sans considération pour les économies d’eaux ! ! ! ! ! 

Les théories et les remèdes  drastiques que  j’avais découverts dans ma lecture de notre sympathique animateur écologiste pouvaient-elles s’appliquer dans ce pays(ou dans d’autres au même niveau de développement)  et avec quelles conséquences pour son avenir et pour le mieux être des populations ?

A en venir d’envisager  que le volcan Tungurahua (ou un autre quelque part dans sur planète)que nous voyons par moment rejeter  d’inquiétantes fumées noires  ne se réveille pour de bon et provoque un beau et grand nuage qui contribue au refroidissement de notre système  en espérant qu’auparavant que le système d’alerte mis en place par les autorités de Banos ( pour ceux qui connaissent Amnéville les thermes, Banos c’est la même : plein d’eaux chaudes minéralisées bonnes pour la santé),  permette aux populations locales d’échapper aux coulées de laves dont nous avons pu découvrir les restes désolants le long de notre route.

Notre séjour s’est prolongé aux abords de la forêt amazonienne et comment ne pas penser que nous sommes là dans le poumon vert de notre planète, et ce que nous en avons vu ne nous laisse pas  croire que cette exubérante et  luxuriante forêt est en cours de destruction  et pourtant au dire des experts c’est bien le cas.

Et pour terminer cette image de Balthazar indigène du secteur qui continue, à quelques 5000 m d’altitude sur le flanc du Chimborazo, à aller chercher deux fois par semaine la glace nécessaire à la confection des 'gélatos ' de Riobamba.Cet homme et son cheval mène une lutte perdue d’ avance, comme tous les glaciers celui du Chimborazo diminue d’années en années car depuis longtemps les congélateurs contribuent au réchauffement climatique. A lire Nicolas Hulot il serait nécessaire d’effectuer un  bilan énergétique au coût réel, voilà un cas bien concret !

Le lecteur de ces lignes pourrait croire que je suis revenu complètement pessimiste de mon périple et bien pas tout à fait car j’ai découvert dans la communauté de San Francisco où vit Emmanuelle, des jeunes ( et des moins jeunes ) qui ressentent ou expriment  un réel souci de notre avenir  et donnent quelques mois ou années de leurs temps pour vivre en accord avec leur perception d’un monde nouveau qui reste à inventer.

par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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Vendredi 2 mars 2007

Apres le rendez vous manque de Noël, les parents sont venus me rejoindre pour une semaine express. J’étais ravie de pouvoir leur faire partager mon environnement et mon quotidien ici. A noter, le premier jour la montée au Panecillo, une vierge ailée qui domine la ville, rude épreuve pour une adaptation à l altitude.  

Quelques jours dans la jungle dans une auberge rustique tenue par Jesus et Luis, respectivement 5 et 8 ans. Impressionnant de voir que ces gamins si jeunes vivant seuls à une dizaine de kilomètres de leurs parents (seulement quand ils n’ont pas d’école).  

Nous avons pu goûter à la nourriture traditionnelle de la région : des ‘maito’ : Il s’agit d’aliments cuits au feu dans des feuilles d’arbres. Au menu : poisson de la rivière.

 

 

Depuis retour aux projets. Hier production carotte –fraise. Grâce à la contribution d’une amie munichoise, j’ai désormais un beau pHmetre, youpi ! Il m’annonçait un 3,2 de pH, conforme à la norme,  le Brix était bon aussi. J’espère que les autorités équatoriennes tomberont sur les même mesures pour enfin obtenir le fameux registre sanitaire! Le petit clin d’œil de la journée, les filles qui produisent avec un MP3 dans les oreilles, définitivement la technologie est arrivée jusque dans les endroits les plus reculés.

 

Sur le projet des pâtes, il manque la porte et l’électricité du bâtiment. D’ici 2 semaines nous pourront intégrer les bâtiments et j’espère que nous pourrons très bientôt lancer la production. Les efforts de la semaine étaient concentrés sur le design de l emballage et les informations nutritionnelles.  De jolis progrès également sur l’apparence des pâtes sèches. Jusqu'à présent leur aspect artisanal  ne plaisaient pas trop au ‘’’panel de consommatrices équatoriennes’.
par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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Vendredi 16 février 2007

Depuis quelques semaines, les gens n’ont qu’un seul mot en tête, Carnaval. Une fête importante en Equateur, d’ailleurs lundi et mardi prochains seront fériés.

 

 

Mais prenez garde, carnaval n’a ici rien d’un gentil défilé déguisé, il s’agit plutôt  de bombes à eau, farine, mousse à raser ou œufs. La  vigilance est indispensable, le danger peut venir du toit des maisons, à travers la fenêtre du bus, ou simplement par derrière. Impossible d’y échapper,  en ville, comme dans les communautés, il vaut donc mieux s’armer d’un kway, d’une touche humour et de quelques munitions.

 

 

Carnaval, c’est aussi le coté sympathique des chants. Les gens se regroupent pour chanter et danser des chants de carnaval en espagnol et quichua, guitares et tambours pour les accompagner. Des concours entre communautés sont organisés.  Et depuis une semaine une vingtaine d’habitants de San Franscico s’entraînent tous les soirs à la maison.

 

 

par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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Mercredi 14 février 2007

Aujourd’hui 14 février, en Equateur, c’est la journée de l’amour et de l’amitié. Je souhaite donc un ‘Feliz Dia’ à tous les amis !

par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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Lundi 12 février 2007

Galápagos, rien que le nom fait rêver…..

 

 

 

Les Galápagos sont des îles volcaniques, à 1000km des cotes équatoriennes, arrivées récemment sur terre, il y a quelques millions d’années. Sur de la lave, pas de vie, ce sont les insectes à la dérive sur les troncs d’arbres, suivis des oiseaux, qui ont amené des graines sous leurs pieds dans leurs estomacs, et enfin les reptiles, qui ont progressivement apportés la  vie. Une vie, où la nature a du s’adapter au milieu pour survivre. Pas de présence humaine sur les îles avant le XVIème siècle, donc tout est demeuré intacte.

 

C’est en découvrant la diversité des espèces de pinsons, qui ont su d’adapter à leur milieu, que Darwin a pu établir sa théorie sur l‘évolution.

 

 

 

Lors d’une visite une île, qui a vécu une éruption volcanique récente (150 ans), un fleuve noir de lave à perte de vue, nous avons pu voir apercevoir les premiers signes de la vie : Une petite fleur, un peu sèche. Elle ne survivra pas longtemps, mais ferra de l’humus, pour permettre aux prochaines de pousser. J’ai hâte de revenir dans 300 ans sur cette île pour voir la progression  de la vie.

 

 

 

Les Galápagos, ce sont aussi des gros bateaux de luxe, avec des américains, plutôt plus vieux que plus jeunes. Mais nous avons de la chance de nous retrouver pour 4 jours sur le Sulidae (un voilier dont nous ne verrons pas les voiles), avec 2 suédois, 2 hongrois, un sympathique espagnol à la retraite, et 3 américains. Notre chambre, confortable, pour les standards locaux, était malgré tout située sous les moteurs, merci le bruit lors de traversées de nuit !!!

 

 

 

Une belle galerie animalière s’offre à nous au fil des jours : Des tortues terrestres géantes, une de 150 ans, qui sourit sur les photos, des iguanes marines, qui se font dorer au soleil, iguanes terrestres, des flamands roses. Nous nous apitoyons devant un  lionceau de mer qui  crie  désespérément à la recherche de sa maman.

 

Dans les airs, pélican, albatros, des fous aux pâtes bleus, des frégates.

 

 

 

Des plaisirs encore plus intenses lors de nos sessions de masque et de tuba. Je n’ai pas d’affinité particulière avec les poissons qui me passent entre les jambes, mais étant donné la beauté du paysage marin, on ne peut que s’émerveiller, et admirer les poissons colorés, le  pingouin qui nous fait l’honneur d’un numéro sous-marin, un requin (inoffensif il parait !!!). , Malheureusement pas vu, les tortues marines.

 

 

 

Nous profitons, avant une attaque de moustiques, d’un couché de soleil sur une île à l’aspect lunaire, certains endroits n’ont été foulés par aucune présence humaine.

 

 

 

Au fil des jours, on s’imprègne de la magie des îles, on se laisse apprivoiser par cette nature exceptionnelle, on se prend au jeu de la recherche des animaux lors des ballades et des plongées. A comprendre si ces animaux sont endémiques, natifs, ou apportés.

 

 

 

Apportés justement, un problème épineux des Galápagos. Toutes les plantes et animaux amenés au fil des années par les humains sont plus adaptés à la compétition que les locaux, habitués à vivre depuis des millions d’années dans ce milieu protégé sans compétition, et compromettent la survie des variétés locales, uniques au monde.

 

 

 

Ce cours de biologie appliquée, au milieu d’immenses plages de sable fin, d’une mer transparente, sur cet endroit de terre préservé ressemble vraiment à un rêve les  yeux ouverts. Pourvu que ça dure.

 

 

 

par Emmanuelle Pallez publié dans : moucharabieh
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